La bibliothèque hors les murs

 

Depuis l’automne 2011, le café-lecture d’Yzeron, c’est un peu « la bibliothèque hors les murs ».

Il est ouvert à tous, adhérents ou non-adhérents à la bibliothèque, et il n’est pas rare que les clients du café où nous nous réunissons une fois par mois, chaque premier mercredi à 17h, se mêlent à nos conversations. La formule est délibérément souple, sans protocole, seuls comptent le plaisir de lire, et le partage des lectures. La seule contrainte est de lire un livre en commun entre deux séances, ce qui permet de lancer le débat. Puis, nous parlons coups de cœur et choisissons un ouvrage à lire pour la prochaine séance, en organisant la circulation des quelques exemplaires possédés par les particuliers ou la bibliothèque.

Café lecture du 7 juillet 2021 :

Des idées de lecture pour cet été…!

En attendant le lancement de la prochaine saison, découvrez à travers ces farandoles, les différents ouvrages lus cette année :

Nous nous retrouvons ce soir pour La Sainte touche finale, nous avons voyagé avec  Asta, Un pied au paradis, puis La libraire de la place aux herbes nous a emmené pêcher A la ligne, Là où chantent les écrevisses. Bien calés dans Une chambre à soi nous avons lu Ma maison au pied du volcan, et découvert Les victorieuses.

Ce fut une année riche en émotions littéraires.

 

ET

« Asta, qui telle Virginia Woolf a longtemps revendiqué une chambre à soi, est en passe de s’approprier ma maison au pied du volcan. Acoquinée à la libraire de la place aux herbes, toutes deux jouent les victorieuses, clamant à tue-tête que vivre dans cette maison c’est avoir un pied au paradis !
Elles occupent leurs journées à la pêche à la ligne et ont investi le torrent de notre enfance, ce lieu enchanteur et si riche que nous avions dénommé là où chantent les écrevisses. Chaque fois qu’une de leurs cannes à pêche vibre, effleurée par un poisson, elles s’écrient surexcitées : « la sainte touche, la sainte touche « ! et l’interprète comme un présage de pêche miraculeuse.
Toute cette surenchère m’effraie. Comment me débarrasser de ces deux péronnelles et retrouver ma tranquillité ? »

 

ET

« Il ouvre les yeux. Il est encore très tôt. Il a dormi dans sa maison au pied du volcan. Le volcan, c’est Cynthia. Hier, il a largué la libraire de la Place aux Herbes. Depuis le temps que ca le démangeait… Trop prude, trop chiante ! Et Cynthia, c’est un fameux coup ! Après l’explosion finale, elle l’a gentiment mais fermement repoussé au pied du lit ; elle s’est étalé largement, tout en ronflant avec entrain.
Cynthia, elle est de la race des victorieuses et la cohabitation s’annonce agitée. Il en sourit d’avance. Alors, il se lève sans bruit, prend son matériel et se dirige vers le torrent, là où chantent les écrevisses. « A c’t aprem » lui crie Jo, son voisin en le voyant s’éloigner sur le chemin.
Sous les voûtes feuillues, il s’installe et se réjoint de cette chambre à soi, au milieu de la nature que nul ne peut lui enlever. Là, au bord de l’eau, il a un pied au paradis. Il ne pense plus qu’à la ligne, à la mouche qui se balance dans les miroitements du soleil. Sereinement il attend la sainte touche. »

 

ET

« En randonnant sur le chemin de Stevenson, Asta remonte le cours de l’Allier, là où chantent les écrevisses. Elle s’enfonce dans la forêt, trouve refuge dans la maison au pied du volcan, s’offre une chambre à soi pour reposer un pied au paradis, un pied dans la cheminée. Le lendemain, elle pêche à la ligne et réussit la sainte touche, une belle carpe puis d’autres encore. Quand le périple sera terminé, elle s’empressera d’aller chez la libraire de la place aux herbes pour acheter Les Victorieuses. »

 

Le café-lecture a élu comme livre de l’année 2021 : A la ligne de Joseph Ponthus !

 

Café lecture du 8 janvier 2020 :

Premier café lecture de l’année !

Beaucoup plus de parts de galette que de participants hier, au café-lecture, mais nous avons pu débattre tout à notre aise de « La transparence du temps » de Leonardo PADURA sous l’œil attentif du roi Pierre et de la reine Jocelyne !

 

 

 

 

 

 

 

 

Café lecture du 4 décembre 2019 :

« La prébende de Châteauvieux »
Histoire de sa maison et de ses habitants

C’est en quelque sorte la généalogie de la maison qu’il a acheté en 1971 et où il habite encore avec son épouse Catherine que Gérard DUTAL a voulu retracer, dans ce documentaire. Construite en 1680 et devenue prébende en 1735, cette maison est attenante à la chapelle millénaire du hameau de Châteauvieux tout près d’Yzeron. Elle a vu défiler de nombreux habitants en commençant par des abbés, des familles nobles puis des familles bourgeoises célèbres qui venaient se mettre au vert… jusqu’à des receleurs !

Intarissable, c’est avec passion que Gérard nous a livré le fruit de ses recherches qui concernent autant la maison que les nombreux habitants qui se sont succédés.
Un livre souvenir de l’histoire du village d’Yzeron pour mieux « l’apprécier et reconnaître la chance que nous avons de vivre ici ». Une foule de petites histoires dans la grande Histoire.

 

 

 

 

Café lecture du 12 décembre 2018 :

Mécanicien en Antarctique

Suite à la lecture de « La mer des Cosmonautes » de Cédric GRAS, et après avoir ouvert ses portes à deux auteurs locaux, le café-lecture de décembre a invité cette fois-ci, un jeune homme à l’expérience hors du commun. Alors qu’il recherchait du travail, Henri Hétroy, mécanicien agricole de formation, , s’est engagé pour 15 mois sur une station de recherche scientifique en Antarctique. Mordu par le virus de l’expédition et des grands espaces blancs, Henri retournera 4 fois, en mission de plus ou moins longue durée, mandaté par le CNRS. Au-delà de l’éloignement et des conditions climatiques pour le moins hostiles, à chaque fois, nous a-t-il avoué … c’est le retour qui reste le plus dur à vivre ! C’est une expérience intense qu’Henri nous a livrée tout en nous conduisant dans un voyage où il a vécu « isolé de l’humanité mais tellement proche de l’homme ».